Les Antennes locales ANDAR

Comment contacter nos nombreuses antennes locales à votre disposition ?

Antenne locale

 Actualités

Vivre avec une PR, sur le chemin de l’acceptation

Dernière modification le 10 janvier 2014 , par Jean-Noë l - Redacteur

Complément d’article ->Lire la suite


Quelles stratégies pour faire face à la maladie ?

Chacun trouve ses propres stratégies psychologiques pour faire face à sa maladie et à ce qu’elle entraîne. Elles peuvent être de différents ordres, plus ou moins efficaces selon les moments. Lorsqu’elles sont efficaces, elles ont rempli leur rôle, c’est-à-dire, que le patient peut trouver grâce à ces stratégies, une manière de vivre avec la maladie avec une qualité de vie acceptable. Lorsqu’elles sont inefficaces, le patient s’épuise moralement, devient dépressif, irritable, trop anxieux, etc... ne profite plus de rien, même de « bonnes choses » qu’il a à sa disposition. Dans ce cas, il est tout à fait recommandé de faire appel à un spécialiste psychologue ou psychiatre (en parler à son médecin pour être orienté). Parfois, la prescription de psychotropes peut aider. Un soutien psychologique, une psychothérapie psychanalytique ou cognitivo-comportementale aident à entrevoir différemment les conséquences de sa maladie, à construire ou reconstruire les moyens de mieux la vivre.

Comment font les patients ?

Les stratégies « actives » : se prendre en main • Je savais ce qu’il fallait faire, aussi j’ai redoublé d’efforts et fait tout mon possible pour y arriver • J’ai établi un plan d’action et je l’ai suivi • J’ai changé des choses pour que tout puisse bien finir • J’ai essayé de ne pas agir de manière précipitée ou de suivre la première idée • J’ai pris les choses une par une • Je me suis battu pour ce que je voulais • Etc…

Les stratégies qui tentent « d’effacer ce qui « fait mal », émotions ou représentations négatives • J’ai essayé de tout oublier • J’ai souhaité que la situation disparaisse ou finisse • Je me suis critiqué ou sermonné • J’ai souhaité pouvoir changer ce qui est arrivé • Je me suis senti mal de ne pouvoir éviter le problème • J’ai espéré qu’un miracle se produirait • Etc…

Les stratégies qui utilisent le « soutien des autres » • J’ai demandé des conseils à une personne digne de respect et je les ai suivis • J’ai parlé avec quelqu’un de ce que je ressentais • J’ai essayé de ne pas m’isoler • J’ai accepté la sympathie et la compréhension de quelqu’un • J’ai parlé à quelqu’un qui pouvait agir concrètement au niveau du problème • J’ai gardé pour moi mes émotions (à l’inverse, on se prive du soutien des autres) • Etc…

L’esprit « combatif » est-il une bonne chose ?

Maintenir quand on le peut un esprit « combatif », qui va de l’avant, qui défie le handicap, la douleur, etc…vest aidant pour la qualité de vie. Il soutient la vigilance du sujet vis-à-vis de la prise régulière de ses traitements, du sevrage tabagique, quand cette dépendance existe. Ainsi, ceci contribue à la stabilisation de la maladie et donc au maintien d’une qualité de vie optimum. Mais, l’inconvénient, c’est lorsque le sujet, malgré son handicap ou ses douleurs éventuelles, veut conserver à tout prix une attitude « héroïque » face à l’adversité et se culpabilise quand il n’arrive plus à faire face alors que sa santé physique n’est plus en mesure de suivre sa « volonté ». Alors, l’esprit combatif favorise un état dépressif. Il y a des moments où il est préférable de se laisser plus porter par le soutien des autres.

Le soutien des proches : un élément essentiel

Dans l’adaptation à une maladie chronique, toutes les études s’accordent pour donner une place capitale à la qualité du soutien que les proches peuvent apporter aux patients. Ces derniers sont les premiers à exprimer fréquemment : « si je n’avais pas mon conjoint, mon parent, ma famille, etc... je ne sais pas ce que je ferais »

La « proximologie » s’intéresse au rôle spécifique du proche dans les maladies chroniques (une revue éditée par Novartis existe). Dans les hôpitaux, les moyens financiers diminuent et les soignants manquent de plus en plus dans leur pratique quotidienne, de ce temps nécessaire d’écoute et de soutien, au-delà de leur fonction proprement diagnostique et curative. Les pouvoirs publics s’appuient de manière implicite sur les proches pour répondre à ces besoins spécifiques d’accompagnement psychologique et matériel qu’exigent beaucoup de maladies chroniques, dont la polyarthrite rhumatoïde.

Mais est-il toujours facile d’être « aidant » pour le proche ? Sacrifier en quelque sorte une partie de sa liberté, de ses envies pour l’amour de l’autre va-t-il de soi ?

Cette souffrance potentielle est peu prise en compte. Certains proches se sentent incapables de faire face aux besoins de leur proche malade, peuvent ne pas savoir le dire, devenir, eux aussi, dépressifs, irritables, agressifs, fuyants... La qualité de vie du patient et de toute la structure familiale peut en souffrir. Le proche ne doit pas hésiter à se faire aider s’il ne se sent pas à la hauteur de la tâche, car personne n’est préparé là non plus, à accompagner quelqu’un dans la maladie.

En conclusion

Pour accepter la maladie, trouver les meilleures solutions pour « vivre avec » le mieux possible, il faut savoir demander l’aide de spécialistes quand cela est nécessaire. Beaucoup parviennent, avec leurs propres ressources psychologiques et le soutien de leurs proches, à un équilibre satisfaisant. Mais, si cela ne marche pas, il existe différents moyens adaptés selon les besoins de chacun : psychothérapies de soutien, traitements médicamenteux, réunions de patients et/ou proches, techniques de relaxation, d’hypnose, notamment vis-à-vis de la douleur (auto-hypnose), etc... D’une manière générale, plus on sait faire une place maximum dans sa vie aux activités créatives de tout ordre, plus cela participe d’une meilleure qualité de vie.

Par Sylvie PUCHEU - Psychologue

LEs trucs et astuces pour la PR

Trucs & Astuces

Connaissez-vous LA COLLECTION ARTICULE ? Toujours aussi essentielle pour mieux comprendre la maladie et mieux vivre avec ! Une série indispensable pour chaque membre de la famille, àmettre entre toutes les mains !