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Maladies cardiovasculaire dans la PR

Dernière modification le 30 janvier 2014 , par Jean-Noë l - Redacteur


Deux études ont à nouveau mis en évidence l’importance des maladies cardiovasculaires qui touchent plus souvent les patients avec une PR que la population générale. Cela rappelle et renforce la nécessité pour les patients de surveiller les facteurs qui peuvent conduire à des maladies cardiovasculaires, tels que surpoids, tabac, manque d’activités physiques, etc.

L’effet du facteur rhumatoïde sur la mortalité et les maladies cardiovasculaire

La plus grande susceptibilité aux maladies cardiovasculaires des patients atteints d’une PR est bien connue. Une collaboration entre des chercheurs de la faculté de médecine de Boston (USA) et l’université et l’hôpital universitaire de Reykjavik (Islande) a permis d’étudier plus en détail l’effet du facteur rhumatoïde sur les maladies cardiovasculaires et la mortalité. Les données provenaient d’une large étude dans la population islandaise qui a débuté en 1966. Toutes les personnes nées entre 1907 et 1935 et domiciliées à Reykjavik en 1966 avaient été invitées à participer et des consultations et tests ont eu lieu régulièrement entre 1967 et 1996. Les examens entre 1974 et 1984 concernaient les maladies cardiovasculaires et pendant cette période, le facteur rhumatoïde était également mesuré. La cohorte incluait 19 390 personnes, et le groupe non affecté par des maladies cardiovasculaires et pour lequel les mesures du facteur rhumatoïde étaient disponibles comptait 11694 personnes. 140 d’entre elles avaient un facteur rhumatoïde positif. La mortalité (globale et cardiovasculaire) dans ce dernier groupe était plus élevée et concernait même les personnes qui n’avaient pas de symptômes articulaires. Ce type d’étude n’a cependant pas permis d’élucider le mécanisme de l’effet du facteur rhumatoïde. Gunnar Tomasson et al. Effect of rheumatoid factor on mortality and coronary heart disease. Annals Rheumatic Diseases 2010 ;69 : 1649-1654

Risque accru d’hospitalisation pour la maladie cardiovasculaire durant les sept premières années d’une polyarthrite rhumatoïde inflammatoire

Cette étude anglaise avait pour but d’examiner le risque et les facteurs prédictifs d’une hospitalisation pour maladie cardiovasculaire parmi des patients avec une PR récente. Les données provenaient du Registre d’Arthrite de Norfolk (Grande Bretagne). L’analyse incluait 800 patients diagnostiqués entre 1995 et 1999 et inclus dans le registre. Les hospitalisations pour maladies cardiovasculaires étaient deux fois plus nombreuses dans ce groupe de malades que dans la population générale. Des difficultés à marcher lors du diagnostic augmentaient le risque d’hospitalisation durant les sept années suivantes, alors que l’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) semblait réduire ce risque. (Il faut se rappeler que les biothérapies n’étaient pas encore disponibles au début de cette étude). Les auteurs concluent qu’il est important d’informer les patients de ce risque et de les encourager à prendre des mesure préventives, notamment en surveillant le mode de vie. Jarod Franklin et al. Excess risk of hospital admission for cardiovascular disease within the first 7 years from onset of inflammatory polyarthritis. Annals of Rheumatic Diseases 2010 ;69 : 1660- 1664.